Annie SORREL

Annie Sorrel, photographe

J'aime le voyage et la photographie et pour moi, assez tôt, les deux se sont associés. Le voyage, c'est un appétit de rencontres et de découvertes que la photo permet de stimuler, conserver, transmettre, recréer…

J'ai surtout voyagé en Asie, particulièrement en Inde que j'ai découverte encore jeune étudiante. Je me suis spécialisée sur le Rajasthan pour lequel j'ai publié 7 guides culturels aux éditions Olizane à Genève. J'y retourne presque chaque année depuis 45 ans pour y approfondir mes connaissances et y faire des photos.

J'aime y capter les regards, les sourires, et l'évolution de la vie. Ce qui me concerne c'est l'humain, la beauté des gens, de leurs gestes, de leur travail, leur harmonie, parfois dans la précarité…

Ceci m'a amenée à réaliser plusieurs expositions de photographies pour partager et transmettre ce que je perçois des gens que je côtoie, ce que je ressens:

- Rajasthan, les porteuses de vie, est un regard d'estime sur ces paysannes qui transportent, en de lourdes charges, tout ce qui est nécessaire à la vie, avec grâce, courage et sourires. Un regard sur la condition féminine à travers ces femmes qui supportent aussi le poids de la société, et avancent ! Cette exposition a été sélectionnée dans plusieurs festivals de photographie et présentée dans de nombreux lieux culturels.

- Rajasthan, Les Lunettes de soleil est un regard amusé sur l'évolution de la société indienne. Dans les campagnes du Rajasthan les lunettes de soleil sont encore une « modernité » rare et leurs heureux possesseurs les arborent fièrement ! Seuls les gens de la haute société en portent couramment et en font montre largement.

J'ai aussi d'autres expositions photographiques comme

- Instantanés dansés, photos de danse,

- Traces et reflets, sur les paysages du sud Drôme et Ardèche, et

- Intime, un travail tout récent que je présente pour la première fois à la galerie Envol de la FOL Ardèche à Privas en décembre 2019 : une série toute en poésie, en flous, en suggestion, sur le nu féminin. Je voulais que ces petits bouts de nus soient mystérieux, dans la douceur, le rêve. Une sensualité pudique et fondue dans la nature… Une exposition militante aussi, dans un monde où le corps féminin reste un enjeu de possession, soit érotisé, marchandisé, soit caché, voilé, nié.

Annie Sorrel